Skip to content

Man on the moon

février 2, 2010

Hello peuple de France! Me revoilà. Vous me reconnaissez? Je suis Barack Hussein Obama II, le quarante-quatrième président des Etats-Unis d’Amérique et le Messie orbital que tout un peuple uni dans la brotherhood attitude attendait depuis des siècles et des siècles.

Hier, j’ai décidé de ne pas accorder à la NASA les fonds nécessaires à la poursuite du programme spatial Constellation initié par Walker.

Finis donc les programmes lunaires à seules fins scientifiques. Place au  de tourisme spatial de masse. Une véritable aubaine pour les caisses de l’état. Une vraie mesure socialiste, moderne et en phase avec le temps qui passe.

L’unique et la seule solution pour faire d’Homo Tourismus, un être socialement indépendant capable de dépasser l’horizon de l’abribus de son terminus quotidien…

Publicités

La vie sexuelle du Messie à Washington D.C (I)

février 1, 2010

Hello peuple de France! Me revoilà. Vous me reconnaissez? Je suis Barack Hussein Obama II, le quarante-quatrième président des Etats-Unis d’Amérique et le Messie le plus sexy que tout un peuple uni dans la brotherhood attitude attendait depuis des siècles et des siècles.

Vous vous posez sans doute pas mal de questions sur la vie sexuelle d’un président Messie sex symbol et vous avez raison. Les français, héritiers lointains de Sade, de Brigitte Lahaye et de Clotilde de Vaux, ont longtemps cru être le peuple à l’activité sexuelle la plus débridée. Tout cela n’est que baliverne, billevesée et  vulgaire cliché.

Comme le montre cette étude réalisée il y a déjà quelques années, la fréquence des rapports sexuels hebdomadaires en France est légèrement supérieure à celle observée aux Etats-Unis. Mais ces conclusions sont déjà totalement surannées.

Depuis, il s’en est passé des choses. J’ai notamment été élu président des Etats-Unis d’Amérique. Quel est le rapport me rétorquerez-vous C’est pourtant simple. Depuis que je me suis installé à Washington, l’activité sexuelle des américaines a connu un rebond impressionnant, pour ne pas dire inespéré. Un véritable retour de bâton sans vouloir faire d’amalgame. Le principal vecteur de cette reprise réside dans ma capacité d’ubiquité. Oui. Le peuple de France ne peut ignorer que tout Messie qui se respecte doit être capable non seulement d’entretenir une polygamie à la fois efficace et discrète mais également d’en tirer tous les profits qu’il soient purement érotiques ou plus prosaïquement démographiques. C’est ce à quoi je me suis escrimé depuis que j’ai élu résidence à Washington D.C et la une du canard ci-dessus ne s’y est pas trompée.

Il est certain qu’avoir une activité sexuelle aussi appréciable et aussi enviable que la mienne n’est pas à la portée de toutes les bourses. C’est vrai quoi! Mettez-vous à ma place. Je sais c’est délicat…mais essayez! Imaginez alors que toutes les femmes que vous croisiez se mettent à vous dévorer du regard. Imaginez également que votre libido puisse satisfaire, en quelques semaines seulement, une population équivalente à celle de douze provinces chinoises. Dans ces conditions, vous comprendrez aisément que de la coupe aux lèvres il n’y a qu’un pas que j’ai effectivement choisi de franchir pour ramener la locomotive de la démographie américaine sur les rails d’une prospérité retrouvée. Je sais que cela n’est pas très libéral comme vision mais bon…Y’a pas de mal à se faire du bien comme on dit chez vous; n’est-ce pas?

UNE MESURE TENUE SECRETE

Durant la campagne, cette mesure visant à féconder la totalité des américaines ayant entre quatorze et soixante-dix ans, n’avait fait l’objet d’aucune publication. Aucun bruit n’avait filtré. Je tenais en effet à respecter John Mac-Cain, mon rival septuagénaire qui n’avait, quant à lui, aucune idée précise sur la manière d’agir pour faire exploser les chiffres de la natalité. Y eut-il songé ne serait-ce qu’un instant, il me semble néanmoins que son courage et son audace n’eussent point suffi à dépasser le cadre stérile de sa sénilité. Mais cela n’est pas l’objet de la discussion; même si Michelle  qui se marre comme un goret dans un coin du bureau ovale en écoutant mes gauloiseries, m’incite à disserter plus longuement sur ce point.

« TRY ME« 

Cela aurait pu être mon slogan officiel pour la campagne présidentiel; à des années lumières de l’hymne nationaliste que Reagan s’était choisi. Mais Michelle tout comme mon conseil scientifique m’en ont dissuadé. Il faut dire que la nouvelle génération de pilules érectiles, conçues et fabriquées sous ma supervision par un laboratoire de l’Illinois dans lequel nous avions, mon épouse et moi, réalisé un placement raisonnable avec l’argent que les associations du crime organisé de Chicago me reversaient pour les besoins divers liés au financement de mes campagnes de Sénateur, n’étaient pas encore parfaitement viables. Vous me ferez ici remarqué que le blanchiment de l’argent sale peut avoir certaines vertus lorsqu’il est utilisé à des fins justes et bonnes. Et vous aurez mille fois raison.

Ce n’est que quelques semaines avant mon élection, alors que la bataille entre Hillary et moi battait son plein dans le cadre des primaires du parti démocrate, que la machine à forniquer de l’américaine se mit véritablement en marche. Pour s’en rendre compte, il suffit d’avoir observé mes derniers meetings électoraux. Auditoriums de faculté; auspices évangéliques à destination des miséreuses; grande loterie de l’amicale des sexagénaires pro-IVG: les culottes de ces dames ne pouvaient pas bien longtemps résister à la déferlante libidinale qui s’abattait sur leur désirs.

Mais la partie était encore loin d’être gagnée. Même s’il n’avait été que trop aisé de convaincre Michelle du bien-fondé de cette action philanthropique (oui…Michelle a toujours été très portée sur le cul!) , demeurait entier le problème de mon ubiquité. Car une telle entreprise, une pareille aventure, n’était évidemment pas à la portée de n’importe quel mortel. Partant et pour résoudre ce problème que je n’imaginais que bien momentané, je me suis résolu à franchir la porte du cabinet d’un marabout congolais que mon grand-père paternel avait rencontré lors de la révolte Mau Mau au Kenya au beau milieu des années cinquante. Un type très chouette au demeurant. Après avoir brièvement évoqué sa rencontre inopinée avec mon aïeul, nous nous résolûmes à entrer dans le vif du sujet. Suite à de multiples manipulations aussi ésotériques que mystérieuses, je me réveillai soudainement dans un état d’hypnose; semi-conscient et pourtant totalement enivré par cette sensation unique et donc indescriptible qui végétait pourtant depuis longtemps dans l’entre-deux-jambes. Le sentiment d’avoir hérité d’une arme de destruction massive…si vous voyez ce que je veux dire…

To be continued…


Un bref résumé de mon discours sur l’état de l’Union

janvier 28, 2010

State of the Union Speech

janvier 27, 2010
Hello peuple de France! Me revoilà. Vous me reconnaissez? Je suis Barack Hussein Obama II, le quarante-quatrième président des Etats-Unis d’Amérique et le Messie que tout un peuple uni dans la brotherhood attitude attendait depuis des siècles et des siècles.

Dans quelques heures, je m’adresserai au Congrès lors du discours sur l’état de l’Union. J’aime bien me rendre devant le Congrès. Cela me rappelle mes années durant lesquelles j’occupais le siège de Sénateur de l’Illinois. Et puis surtout, ce sera l’occasion de revoir de vieilles connaissances, de discuter de la phase finale du Super Bowl, de m’enfiler une bud à la cafet’ et de se taper sur le bide en évoquant l’intervention télévisée de votre président en direct de la terrasse d’un café situé quelque part sur une aire d’autoroute entre Tourcoing et Calais.

Ici, à Washington D.C, le cadre est évidemment bien plus solennel, pour ne pas dire purement et simplement monarchiste. Ce discours, trouvant ses racines dans la pratique constitutionnelle britannique, ne pourrait souffrir de la moindre comparaison avec la prestation cocardière et populiste de votre président.

Et puis de toute manière, je l’ai dit et je le répète: le Messie c’est moi et il n’y pas de place pour Nicolas.

Alors que dire aux parlementaires et aux millions d’américains qui me regarderont tout à l’heure à la télévision et qui sont de plus en plus perplexes sur mes capacités à tout réformer? Que le Messie n’a pas construit Paris en trois heures? Que la Providence s’acharne sur ma présidence?

Non peuple de France. Rien de tout cela.N’ayez pas peur! Faites moi confiance et débarrassez-vous de ces faux prophètes, charlatans et vendeurs d’indulgences. Vous m’avez fait confiance et je ne vous décevrai pas.

Votre président, hier soir, vous a promis que le chômage commencerait à reculer d’ici quelques mois et que vous pourrez enfin retrouver une vie décente et un emploi stable. C’est tout simplement impossible. Je suis le seul être vivant capable d’influencer directement votre existence et vous ne pouvez l’ignorer puisque vous m’avez largement élu!

C’est pour cela que ce soir, devant les chambres réunies en Congrès à Washington
D.C, en présentant les grandes lignes de ma politique pour les mois à venir, toi, peuple de France, tu seras à mes côtés et c’est en pensant toi, aussi, que je m’engagerai à combattre le chômage;  à réduire les inégalités; à éradiquer la pauvreté et le lèpre des rues de Calais; à regagner la confiance des classes moyennes, les premières victimes de la crise et enfin, à frapper du poing sur la table pour signifier au peuple indonésien que sa dernière velléité, celle qui consiste à vouloir me déboulonner, à me désarçonner comme un vulgaire dictateur irakien, aura des conséquences graves, directes et sérieuses sur le niveau des eaux du détroit de Malacca.

Qu’on se le dise peuple de France: Barrack Hussein Obama ne vous décevra pas. He is the only; the One: The Messiah!

They’re not calling me a liar?

janvier 26, 2010

Lors de la campagne présidentielle, j’avais maintes fois répété qu’il serait déraisonnable d’envisager le gel des dépenses publiques. Cette mesure, voulue et défendue par les Républicains, me semblait en effet en totale contradiction avec le financement de mon plan quinquénal; plan non seulement génial mais ô combien nécessaire pour sortir les nécessiteux et les miséreux de la Terre entière de leur existence précaire et funéraire.

Oui mais ça, c’était avant…

Depuis, je me suis rendu compte que le pays était en guerre et que la guerre ça coûte très cher.

J’ai donc décidé, avec mon administration, de présenter au Parlement, un budget de rigueur pour l’année 2011. Pour prendre cette décision douloureuse, j’ai consulté les archives françaises en la matière. Mon intention s’est naturellement portée vers le budget austère (et la logique qui l’avait imposé) présenté par votre Premier Ministre rondouillard de l’époque: un certain Pierre Mauroy je crois. Ce qui n’a pas empêché les socialistes français de mener à bien un programme politique censé, honnête, raisonnable et par de certains côtés, fort visionnaire.

Alors oui. La presse américaine tente de me couvrir de ridicule en repassant en boucle depuis hier cette vidéo.

Mais mettez-vous à ma place: la Providence; l’exigence de ne pas sacrifier à la parole de Dieu; la mission que toute la Terre-Unie m’a confiée pour faire de notre belle planète un havre de paix et un sanctuaire de la beauté; les impératifs de sécurité dans les aéroports et chez tous les bouchers new-yorkais! On fait comment concrètement pour concilier toutes ces exigences? Hum? Je vous le demande…

Alors n’ayez pas peur! Faites moi confiance. Ne cédez pas aux vociférations diaboliques du camp d’en face; celui qui ne perçoit pas l’invisible, la face cachée, la part d’ombre d’une mesure de rigueur qui n’entravera en rien la détermination qui est la mienne. Car je te le dis bien haut, peuple de France, toi qui a placé en moi toute ta confiance: l’Amérique est en guerre pour gagner la paix mais l’éducation de nos enfants, la réforme du système de santé américain et toutes mes promesses électorales ne sauront être sacrifiées sur l’autel de la paix, aussi sanglante soit-elle.

Il en va de l’image et de la crédibilité de Dieu sur la Terre…comme au ciel…