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The President Speaks to the French People

Hello France! Vous me reconnaissez? Je suis Barack Hussein Obama II, le quarante-quatrième Président des Etats-Unis d’Amérique et le Messie que tout un peuple uni dans la brotherhood attitude attendait depuis des siècles et des siècles.

J’ai décidé, en suivant les conseils de mon brave toutou, d’ouvrir cet espace de liberté, de fraternité et de solidarité à l’intention de grand peuple de France afin que les héritiers du marquis de Lafayette, de Tocqueville et de Proudhon puissent me suivre dans la tâche que la Providence m’a confiée en novembre 2008: éradiquer la misère de la surface de la Terre, faire baisser le niveau des océans et poser, ensemble, les fondations d’un monde meilleur, juste et bon.

Mais vous me connaissez déjà. Vos média n’ont eu pour cesse de parler de moi depuis bientôt près de deux ans. Les présentations ne sont donc guère nécessaires.

En revanche, et avant de vous tenir régulièrement informés par l’intermédiaire de ce blog de mon action politique, il est une chose qui me tient particulièrement à coeur. Une « chose »… le mot n’est pas le mieux du monde approprié. Je devrais plutôt parler d’un petit être fragile, doux comme les poils de moustache de ma tendre et fidèle épouse: Michelle; je veux bien évidemment parler de Bo, le nouveau compagnon de la famille.

C’est un chien d’eau portugais que m’a offert mon regretté et cher ami Ted Kennedy. Ce dernier (ce n’est plus un secret pour personne) quelques minutes avant de mourir, m’a confié que Bo avait été conçu en laboratoire avec le sperme cryogénisé d’António de Oliveira Salazar -un véritable modèle politique pour Ted et pour moi-même- et un prélèvement ovulaire effectué sur le cadavre de Linda de Suza, la madone des laissés-pour-compte mélomanes auto proclamée artiste de la décennie Mitterrand  et dont le portrait trône dans le bureau de mon épouse en compagnie d’une affiche publicitaire pour les slips kangourous « Miaous » dont elle et ses petites fesses bondissantes ne peuvent décemment plus se passer.

En avril dernier, et ce afin de présenter Bo au peuple américain et à la Terre entière, nous avons décidé, Michelle et moi,  de convier un panel de journalistes triés sur le volet. Ce fut l’occasion d’une fête splendide, magnifique et inoubliable dans les salons de la Maison Blanche.

Michelle, en achetant à la communauté gay de Washington un collier de pétales de roses au couleur de la paix pour parer notre nouvel enfant en vue de cette coterie raffinée et grandiose, avait vu les choses en grand; ce que d’aucuns d’ailleurs, lui reprochèrent avec une véhémence qui dépasse l’entendement. Mais le combat d’un homme politique ne doit-il pas également s’inscrire dans le cadre de petits gestes qui font de notre vie le ferment solide et indestructible de notre quotidien? Existe-il réellement autre chose de plus agréable que la contemplation vive et reconnaissable entre mille, d’un chien admirant son maître auprès du feu? Autant de questions qui demeureront, encore longtemps, sans véritable réponse…les mystères de la vie sans doute…

Cela étant dit, s’il est une chose dont je ne doute pas, c’est l’effarante et déconcertante facilité dont fait montre notre compagnon pour aboyer français. Il nous surprend tous les jours. Après avoir fait ses gammes devant notre télévision en regardant l’intégrale de 30 millions d’amis (disponible en VOST depuis peu!), Bo a eu l’immense courage d’enclencher la vitesse supérieure, sans passer par l’étape intermédiaire, en s’abonnant ni une, ni deux à Libération, au Monde, à Causeur et à Marianne.

A l’heure où le commun des canidés va du jardin au panier et du panier au jardin pour y déposer ses besoins, Bo dévore les éditoriaux de Joffrin, les tribunes de Bernard Henry-Lévy , les caricatures de Sempé et les coups de colère de Jérome Leroy. (Jérome Leroy qui, aux yeux de Bo, trouve plus de grâce que James Elroy. C’est pour dire! )

C’est un vrai boulimique. Sa maîtrise du français est telle que, pas plus tard qu’hier soir, avec la nonchalance qui le caractérise, il me fit remarquer que votre Président, sous les caméras de télévision et passant une sorte d’entretien d’embauche sur la terrasse d’un café parisien, se montra bien incapable d’aligner plus deux phrases sans trouver le moyen de ne pas y glisser une faute de français. Il faut avouer que Bo est bien évidemment au courant des relations conflictuelles entre votre président et moi-même. Mais que voulez-vous! Comme ne cesse de le répéter Bo, « le trône du nouveau royaume de l’Uni et du Versel ne sied guère qu’à un homme beau, compétent, intelligent, visionnaire et modeste ».

To be continued…

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One Comment leave one →
  1. février 2, 2010 11:07

    Bo a encore des progrès à faire. Pendant que Robert van Gulik, ambassadeur des Pays-Bas au Japon, écrivait des romans policiers, sa guenon rédigeait ses rapports politiques.

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